Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 09:43

Les  valeurs culturelles endogènes africaines promues le 23 décembre prochain


  Dans le cadre de la deuxième édition de la soirée « Ibinlè », des valeurs culturelles endogènes africaines seront promues le 23 décembre 2011 au Bénin Marina Hôtel


Faire redécouvrir à un échantillon de personnes les  délices de la cuisine et de la musique africaine ; faire mieux connaitre l’histoire et les œuvres de grands hommes africains, notamment, à cette édition, celles de Cheikh Anta Diop et créer un cadre de réjouissance sain et instructif ; tels sont les objectifs spécifiques de la soirée « Ibinlè ». Selon les promoteurs de cette soirée, « Ibinle » est un diner dansant aux couleurs africaines. D’une connotation purement africaine, selon ce comité, Il sera donc exigé aux participants estimés à environ 300, le port de tenues vestimentaire de type strictement africain, cela constituera, en outre de la présentation de la carte d’invitation, la condition d’accès au lieu de la célébration. Côté culinaire, rappellent-ils, l’ensemble du repas sera constitué exclusivement de mets et boissons typiquement africains. Une panoplie riche et variée de goûts et de couleurs qui ravira les palais gourmets des invités d’Ibinle. Pour la musique, le répertoire sera constitué de chants et mélodies de différents artistes de diverses époques. Un mixage savamment orchestré pour le plaisir de toutes les oreilles ont-t-ils précisé. « À chaque édition d’Ibinle, il sera dorénavant associé le nom d’un grand Homme d’Afrique. Ainsi, cette 2ème édition portera l’empreinte, le sceau et le nom du vénérable Professeur d’Histoire, Historien et Chercheur émérite Cheikh Anta Diop dont les travaux ont manifestement contribué à la restauration de la conscience historique africaine et l’unification politique du Continent ; et dont l’ouvrage Nations nègres et culture est qualifié par Aimé Césaire du « plus audacieux qu’un nègre ait jusqu’ici écrit et qui comptera, à n’en pas douter, dans le réveil de l’Afrique. ». Dans la préface de L’Afrique de Cheikh Anta Diop publié chez Karthala par François-Xavier Fauvelle, en 1996, Elikia M’Bokolo écrit à propos du savant africain : « L’Afrique noire a produit, depuis plus d’un siècle, un nombre significatif et une variété remarquable de talentueux historiens professionnels et philosophes de l’histoire. Mais aucun, assurément, n’a connu de son vivant, ni après sa mort, la notoriété qui est celle de Cheikh Anta Diop depuis le milieu des années 1950. Cette notoriété, Cheikh Anta Diop la doit à la qualité exceptionnelle de ses travaux de recherche et à son indéfectible engagement à faire redécouvrir aux Africains leur patrimoine historique et culturel (jeté aux calendes grecques par des siècles d’hégémonie européenne), mais aussi et surtout à aider à la construction d’une Afrique unie, maîtresse de son avenir ». Tels sont là, le nœud qui justifie le nom choisi pour cette deuxième édition.

 

Par dolce - Publié dans : culture
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