Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 16:59

« La comédie est un métier que j’aime depuis mon enfance »


Séjournant à Cotonou depuis quelques semaines, dans le cadre de ses activités professionnelles et extra-professionnelles, Kevin Glazaï nous a accordé un entretien. Au cours de cela, il nous a confié qu’il aime le théâtre depuis son enfance.


Dans quel cadre, êtes-vous à Cotonou ?


Je m’appelle à l’état civil Dohou Kevin Aristide Alias Kevin Glazaï Dohoun, Je suis à Cotonou, dans le cadre de mes activités professionnelles et extra professionnelles. Quand je parle d’activités professionnelles, c’est par rapport au domaine dans lequel j’évolue, c’est-à-dire, le cinéma et la musique. Je suis à Cotonou, depuis deux mois où je vais dans d’autres pays et je reviens. En effet, j’ai découvert ce pays en 1998 avec Adama Dahico dans le groupe « Dromikan ». Nous étions venus donner un spectacle au Palais des congrès. Depuis lors, je viens régulièrement.


Et si on parlait de votre parcours professionnel ?


J’ai commencé très jeune. J’ai fait ma première apparition à la Télé en 1984. Tout a commencé dans le primaire. J’étais dans la troupe de mon école où j’ai reçu le prix du meilleur acteur. Ce qui m’a beaucoup aidé dans le temps, c’est des moments extrascolaires à l’église et sur d’autres manifestations. J’ai poursuivi le théâtre aux cours secondaires, dans différentes troupes de Lycée où j’ai également remporté des prix avec celles-ci et des prix personnels à l’occasion des concours scolaires et festivals. Par la suite, j’ai intégré la vie active et j’ai rencontré les comédiens de renom ivoirien que vous connaissez. On a eu à former des groupes et mener certaines activités ensemble dont entre autres l’émission « Alokodrome ». C’est d’ailleurs cette dernière qui nous a révélé et on a sorti notre premier support avec le groupe « Dromikan ». C’est un métier que j’aime depuis mon enfance. Je ne pourrai pas tout dire aujourd’hui, sinon ça risque de ne pas finir.


En tant qu’artiste comédien solo, combien d’albums avez-vous sorti ?


Avec le groupe Dromikan, nous avons sorti deux albums « Eh Jah ma vieille » en 1997, « Poulet perdu » en 1998. Mon premier album solo est sorti en 2000. C’est un mélange de comédie et de musique. Composé de six titres dont deux remix, il est intitulé « Le témoin ». Le second intitulé « Seul Dieu » l’a suivi en 2003 avec une dizaine de titres. Pour ma carrière solo, je suis à mon troisième album qui est sorti cette année en Côte-d’Ivoire.


Quelles sont les coulisses de votre rôle dans le feuilleton « Ma Famille » ?


J’ai été contacté par la productrice qui est Akissi Delta. Au cours d’un plateau de tournage où elle était présente, elle m’a soufflé à l’oreille qu’elle voudrait que je joue dans le feuilleton ma famille. Je lui ai dit qu’il n’y a pas de souci. Le rôle était qu’un fils aîné, étudiant en Droits pose souvent de difficultés à la famille et qui est attentivement écouté et qui avait la police des humeurs. C’est un fils qui est sage et qui est aussi convoité par les jeunes filles et il doit faire attention. Il faut savoir que « ma Famille » a commencé depuis 2002, ce pourquoi, j’ai mis du temps à sortir mon avant dernier et dernier album. Je suis souvent occupé par les tournages de ma famille. C’était au départ, un groupe de 19 acteurs, nous l’avons ouvert par la suite à d’autres acteurs qui veulent jouer, vu le succès qu’a connu ce feuilleton, qui est en pause de tournage, parce que c’est des sujets d’actualité, de famille qui se développent et les acteurs restent dans leur famille.


Au cours de la période postélectorale, plusieurs de vos confrères ont déserté le pays. Quelle était votre situation ?


Durant cette période, je ne suis pas sorti de la Côte-d’Ivoire parce que j’ai des activités et j’ai des responsabilités qui ne me permettent pas de fuir, par exemple je suis membre du conseil d’administration du Bureau Ivoirien des droits d’auteurs (Burida). Je ne me sentais pas menacé donc je ne vois pas pourquoi je devais quitter le pays durant la période postélectorale.


Quelle est la situation politique actuelle de votre pays ?


Je ne saurai me prononcer là-dessus parce que vous êtes présentement ici avec moi à Cotonou, donc je ne peux pas vous dire ce qui se passe maintenant à Abidjan. Donc, je n’ai pas une nette appréciation de la situation, et d’abord la politique est une chose qui ne m’intéresse pas. J’appelle mes parents là-bas, ils me disent ça va, c’est leur appréciation. Alors quand tu n’es pas là, et on dit que ça va c’est que c’est ainsi.


Quels sont projets ?


Il y en assez. Vous savez quand on est artiste et on veut évoluer, on doit avoir des ambitions de faire beaucoup de tournages, participé à plusieurs spectacles nationaux et internationaux. Et comme vous avez dit des projets, c’est des choses personnelles qui viennent par surprise et qu’il ne faille pas exposer dans les journaux.

Par dolce - Publié dans : théâtre
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 16:42

« La Calebasse », le  dernier  film de Bazar films productions déjà disponible

Quant le paysage filmographique béninois  tarissait de productions, Bazar films productions ose, d’un coup de maître et sort la « Calebasse ».  Se vendant comme de petits pains sur toute l’étendue du territoire national, ce film démarque de toutes les productions filmographiques  réalisées et suivies jusque là, compte tenue du thème développé dans le film. Fiction de long métrage, la « Calebasse » s’inspire de la réalité de l’Afrique sub-saharienne.

Résumé du film

Il y a dans la vie des humains, deux choses parmi lesquelles l’on peut opérer aisément un choix : la richesse et la progéniture. C’est cette réalité irréductible que le présent film tente de repréciser, à travers son acteur  principal « Assè », un riche  commerçant qui, après avoir englouti bêtement toute sa fortune dans les velléités  infernales d’une structure illégale de placement d’argent, s’est retrouvé au bas de l’échelle. Abattu par les charges  multiples du foyer polygamique qu’il avait au départ fondé. Dans sa quête de solution, les conseils  de son ami sincère Aladji Djarabou le contraignent à choisir entre la vie de son fils Isaac et la sacrée Calebasse, source  de billets de banque. Ruse, jalousie, fourberie, traîtrise, occultisme, meurtre, association de malfaisance et mensonges sont au rendez-vous.  

Par dolce - Publié dans : cinéma
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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 17:09

Une quatre vingtaine d’élèves à l’Eitb


Dans le cadre des activités du projet « théâtre à l’école » initié par Arts vagabonds rezo afrik Bénin, les élèves stagiaires ont effectué une visite pédagogique le samedi dernier à l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb).


 Ils sont environs une quatre vingtaine représentant les écoles : Collège d’enseignement général (Ceg) Godomey, Ecole secondaire des métiers d’arts (Esma) d’Abomey-Calavi, Père Aupiais et l’Efe Montaigne. Accueillis par le directeur de l’Eitb, Alougbine Dine, ces élèves stagiaires, auront l’occasion de connaître l’école, l’histoire du théâtre béninois et le parcours du directeur. Dans sa présentation, le directeur Alougbine Dine a fait la genèse du théâtre béninois passant les premières autorités culturelles dont Stanislas Adotevi et consorts parc qu’il n’y avait pas le ministère de la culture dans la période dahoméenne. A l’époque, disait-il, le Bénin a pris part à plusieurs festivals internationaux de théâtre, de diversité culturelle et a remporté des prix. Curieux de savoir combien de temps faut-il pour devenir comédien professionnel, il a répondu aux stagiaires qu’il faut jouer au moins une cinquantaine de fois après trois ans de formation. Parlant de l’expérience de l’école, il a confié que deux promotions ont pris par là, parmi lesquelles Christel Gbaguidi, initiateur du projet « théâtre à l’école ». La deuxième partie de la rencontre a consisté de restituer en cinq minutes la mise en scène des pièces « Horizon incertain », « Au-delà du voile » et « Cantatrice chauve ». Au terme de ces planchées, le comédien, décorateur, peintre professionnel, directeur Alougbine Dine leur a fait remarquer et expliquer le rôle de jeu d’acteur. Selon lui, le jeu d’acteur se joue de trois façons notamment « Stanislavski », « Brestienne » et « monologue ». Le jeu se joue respectivement à chaque méthode dans un cadre fermé ; dans une distanciation et l’adresse direct au public, précise-t-il. Toutes ces méthodes selon lui, conduisent au rapport de jeu ce qui est le fondamental dans le théâtre. Les pièces qui seront mises en scène au terme du projet sont : « Cantatrice chauve » de E. Ionesco, « Les précieuses ridicules » de Molière, « le Secret de la Dune » de B. Diallo et « le Cadavre, mon bel amant » de Ousmane Aledji. Les autres activités périphérique sont notamment la visite de la Librairie Notre Dame de Cotonou ; un café littéraire ; la visite inter-collège et une rencontre avec le secrétaire permanent de la francophonie. Au terme, une dizaine de représentations vont être donnée à travers Cotonou et Abomey-Calavi en l’occurrence au Ccf et SOS village d’enfants d’Ab-Calavi. Soulignons que les Arts Vagabonds Rezo Afrik Bénin est une association qui œuvre pour un développement socioculturel et artistique de la jeunesse, tant au niveau national qu’à l’échelle internationale.

Par dolce - Publié dans : théâtre
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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 15:45

 « J’ai initié ces soirées de concert pour soutenir Boni Yayi »

 

En prélude à l’investiture de son excellence le président de la République, Dr Boni Yayi, la présidente du mouvement politique Alerte 2011, Kokou Aïcha a initié des soirées de concert dans la zone du quartier présidentiel à Cadjehoun. Au cours de ces soirées, elle, qui est véritablement engagée pour soutenir le président de la république a mobilisé une cinquantaine d’artistes nationaux et internationaux. Elle nous parle des objectifs de cette initiative de taille qui n’a jamais été organisée nulle part ailleurs.

 

Présentez-vous davantage à nos lecteurs.

 

Je suis Kokou Aïcha, présidente du mouvement politique Alerte 2011. Ce mouvement a été créé cette année pour soutenir physiquement, moralement et culturellement son excellence le président de la République Dr, Boni Yayi. Il y a déjà plusieurs mouvements d’accompagnement, mais celui-ci vient en appoint à ceux existants d’autant plus qu’il met l’accent sur la promotion et la valorisation de nos artistes et surtout de notre culture.

 

Pourquoi avoir initié des soirées de concert ?

 

J’ai initié ces soirées de concert du 04 au 06 avril dans les locaux de la résidence du président Boni Yayi, plus précisément à l’entrée de sa ruelle pour lui montrer que je suis avec lui et ensuite honorer quelques artistes béninois qui ont eu de bonnes idées de produire des morceaux exclusifs et spécialement pour son excellence. Pendant ces trois jours, une cinquantaine d’artistes nationaux et internationaux ont foulé le podium géant qui sonorise tous les soirs le quartier et la ruelle présidentielle. Parmi ceux-ci, il y a des invités et d’autres qui sont venus de plein gré parce que acquis à la cause de son excellence le Président Boni Yayi. Entre autres artistes, nous pouvons noter la vieille Mechoko, Bodea du Bénin, Abou Nidal, Rav4 de la Côte-d’Ivoire, Sosie Versace du Congo. Ces internationaux sont exclusivement venus pour soutenir son excellence le Dr Boni Yayi, Président de la République du Bénin. Nous les remercions particulièrement pour tout ce qu’ils nous ont fait.

 

Au finish, que peut-on retenir de ces soirées ?

 

Je pense que la population environnante et béninoise était très contente parce qu’on a organisé ces soirées de concert dans un quartier stratégique, ou il y a plus de peur que de joie. C’est un endroit auquel les gens n’avaient pas accès. Ils étaient donc heureux et fiers de venir regarder les concerts devant la maison du président de la République.

 

Un dernier mot

 

Je tiens à rappeler au chef de l’Etat, que s’il a été réélu c’est surtout grâce aux femmes. Donc il n’a qu’à penser à plus de femmes dans son prochain gouvernement. Je voudrais aussi remercier certaines personnalités sans lesquelles l’événement n’aurait pas eu lieu en l’occurrence Zoubé, Aboumon, Bachir, garde-corps du président Boni Yayi et la population de Cadjehoun et de Cotonou qui ont beaucoup fait. Dans les tout prochains jours, j’organise un dîner pour remercier la presse béninoise. Je remercie également les militaires qui ont contribué à la paix dans notre pays.

Par dolce - Publié dans : musique
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 08:29

 Quand l’impérialisme français fait des orphelins


Le deuxième film béninois en compétition du fespaco 2011 est intitulé « Indochine sur les traces d’une mère » du réalisateur Idriss Mora Kpaï. Il a été projeté dans la soirée de ce lundi 28 février 2011 au cinéma Neerwaya.

 

Les fameuses guerres françaises contre l’Indochine et le Vietnam des années 1946-1954, ont marqué jusqu’à ce jour des africains et asiatiques. Considéré comme la guerre de conquête de territoire, celle-ci a fait mourir des dizaines de milliers de soldats africains. Des rescapés, orphelins et  témoins sont les protagonistes de ce documentaire de 71 minutes. Après le grand succès du documentaire « Arlit, deuxième Paris » qui a fait le tour du monde avec une vingtaine de prix, entre autres,  Prix du meilleur Documentaire au 15e festival du cinéma d’Afrique, Asie et Amérique latine ; Balard d’or du meilleur Documentaire ; prix TV5 au 20e Festival International du Film de Namur ; Prix du Cinéma du Monde en Wesphalie-Rhénanie du Nord, Allemagne ; Prix du meilleur Documentaire  au Muestra de Cine Africano de Tarifa MCAT (Espagne), Idriss Mora Kpaï revient  avec « Indochine sur les traces d’une mère » pour faire vivre le monde de la guerre contre Viet Minh. Tristesse, révolte, aventure, prouesse et ruse sont entre autres les émotions et sentiments qui animent le cinéphile. La ruse occidentale en particulier celle française ne date pas d’aujourd’hui quand on voit le jeu de mots qui est fait pour exploiter les africains à l’époque où ils étaient pris en otage et n’ayant pas le choix entre l’appellation «Volontaire » et  « d’Appelé ». C’était bien pensé comme mesure de précaution, car s’il y a un pays à condamner  aujourd’hui pour guerre   et crime contre l’humanité, ce serait la France. A travers, « Indochine sur les traces d’une mère », le réalisateur dénonce, par  l’image, l’esclavage modernisé  des français dont les conséquences ont fait de  certains  êtres, « Des sans racine ». Dans une vision subtile et de reconnaissance  aux africains, soldats de presque toutes les guerres françaises, Idriss Mora-Kpaï,  a ressuscité ceux-là communément appelés « Anciens combattants ». Ils racontent chacun, dans les langues du Centre et Sud Bénin et en français, les conditions de ces guerres. Pour d’autres, ce n’est pas une simple guerre, mais un corps-à-corps où on se tirait dessus comme on le voit aujourd’hui dans les films d’action. D’autres, spécialisés dans la détection des mines étaient les éclaireurs et la vie de  toute la troupe reposait sur eux. Certains sont chargés de récupérer les armes quelques soient les conditions, car celles-ci sont plus importantes que la mort des soldats. C’est un film édifiant par le témoignage des personnes indiquées qui sont la mémoire vivante de cette guerre d’Indochine. 


A la recherche d’une partie de soi 

 

Descendants de Tirailleurs africains de la guerre d’Indochine, de nombreux métis ont été ramenés au Bénin, pays natal de leurs pères, le plus souvent sans leurs mères. Même après y avoir bâti leur vie, ces métis se sentent tiraillés entre deux cultures : celle de leurs pères qu’ils ont appris à accpeter et celle de leur mère dont ils ne gardent que de lointains souvenirs et qu’ils aimeraient connaître d’avantage. A travers des souvenirs aigres-doux et des images de la guerre, le réalisateur dépeint l’état de mélancolie dans lequel se retrouvent les métis. Il leur faut faire un retour aux sources pour exorciser les démons de la mélancolie. Le sentiment de soulagement, d’apaisement du fils Boko lorsqu’il repart au Viêt-Nam et la volonté de sa sœur de voir ses cendres répandues sur le fleuve Mekong, en Indochine, le prouvent bien. « Indochine, Sur les traces d’une mère » se veut aussi un prétexte pour parler de la ressemblance de vécu, pendant longtemps tue, entre deux peuples géographiquement opposés. Cette ressemblance appelle une certaine solidarité, un brassage duquel naissent des enfants de deux cultures. Idrissou MORA-KPAI permet, en somme, de constater que le besoin de connaître cette autre culture, qui est aussi la leur, est nécessaire au bon équilibre social mais surtout psychologique de ces métis, partant de toute personne née d’un brassage.  Le réalisateur est spécialisé dans documentaires de création, fictions, courts-métrages. Il est diplômé de l’Ecole du Cinéma et de Télévision de Babelsberg (Allemagne). Il a pour projet la  réalisation des films  « Atta, le grand maître » le long métrage de fiction et « Rebelle » long métrage de fiction.


 

 

Par dolce
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