Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 12:41

« Nous soutenons  la réalisation et la diffusion de la nouvelle création cinématographique »

En prélude à la  deuxième édition du Festival international du cinéma  numérique du Bénin, nous nous rapprochés du coordonnateur Polycarpe Tchiakpè pour connaître les substances et grandes ligne de ce Festival qui se déroulera  du 16 au 18 décembre prochain, à Cotonou.   
 
  
Quels sont les objectifs de votre festival ?
Notre festival a pour objectifs de soutenir la réalisation et la diffusion de la nouvelle création cinématographique numérique.  Le numérique permet aujourd’hui de démocratiser l’expression artistique et discursive de réalisateurs qui n’en avaient pas les moyens. Et aux vues des films que nous avons reçu cette année, force est de constater que nombreux sont les cinéastes qui aujourd’hui innovent quant à l’utilisation de cet outil aussi bien sur le fond que sur l’aspect plastique. C’est ce travail que nous voulons mettre en valeur auprès de notre public. Proposer au public toute la diversité d’innovation quant à l’utilisation de l’outil numérique et favoriser l’échange entre les cinéastes venus d’horizons différents. Créer un espace de rencontre et un laboratoire d’idées. Et puisque si l’outil numérique a permis une démocratisation de l’accès à l’expression cinématographique, elle n’est pas totale : les écoles de cinéma sont encore peu nombreuses en Afrique, souvent peu équipées, les salles de cinéma sont quasi inexistantes particulièrement hors des grosses villes et cela fait perdurer les inégalités déjà existantes aussi bien concernant les réalisateurs que le public. Aussi nous souhaiterions à plus long terme mettre en place des résidences d’écriture pour les jeunes cinéastes, des ateliers encadrés par des professionnels confirmés et organiser des projections itinérantes au Bénin et aussi dans les lieux partenaires en Europe et en Amérique Latine.
Qu’apporte-t-il de nouveaux aux festivals de films existants ?
Nous travaillons en partenariat avec différents festivals de la sous-région, la transmission de savoir-faire est très importante.  Notre festival souhaite particulièrement faire lumière sur les jeunes cinéastes qui ont  pris le tournant numérique et qui grâce à l’accessibilité de l’outil font entendre leur voix sur la scène cinématographique internationale.
Quelles sont les innovations de cette édition ?
Petit à petit le festival se développe, cette année des projections auront lieu pendant 3 jours plein : en journée dans la salle d’expo et en soirée en plein air. Concernant la programmation de cette édition, nombreux sont les films qui ont trouvé une utilisation plastique intéressante de l’outil numérique, il ne s’agit plus seulement de prendre la parole, mais aussi de s’exprimer artistiquement.
Combien de films compétissent à ce festival ?
Environ une trentaine. 
Peut-on avoir la liste des films avec les noms des réalisateurs ?
Le programme sera bientôt consultable sur notre site internet www.dangbecinema.com. Les noms des réalisateurs ne vous diront rien, ce sont des jeunes qui débutent, mais ce qui est sur c’est qu’il faudra compter sur eux et leur talent dans les années à venir. Un certain nombre d’entre eux ont d’ailleurs déjà été repérés dans de grands festivals en France, en Cote d’Ivoire…
Quels sont les prix de ce festival ?
Le prix sera remis par le public par un système de vote. C’est un titre honorifique. Pour les éditions suivantes nous espérons remettre un prix qui serait un coup de pousse pour les prochains films des réalisateurs, comme une aide financière, une aide à la formation ou une aide à la location de matériel…
Comment se passe la participation des festivaliers internationaux ?
Certains des réalisateurs feront le déplacement. Malheureusement notre festival n’est pas encore en mesure de prendre en charge les frais de déplacements des réalisateurs. Nous sommes en contact étroit avec ceux qui ne pourront être présents lors de l’événement afin de préparer au mieux les débats avec le public. Faire venir tous les réalisateurs est un des objectifs principaux sur lequel nous nous penchons pour les éditions à venir. Il s’agit pour nous de créer un véritable lieu de rencontre entre professionnels et avec le public, créer un laboratoire d’idées.
Quels sont les lieux de projection des films ?
Le festival se déroulera en totalité à l’Espace Tchif de Cotonou. C’est un centre culturel avec lequel nous travaillons depuis le début de la mise en place du festival. C’est un lieu effervescent qui propose de nombreux événements artistiques.
Par dolce
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 09:43

Les  valeurs culturelles endogènes africaines promues le 23 décembre prochain


  Dans le cadre de la deuxième édition de la soirée « Ibinlè », des valeurs culturelles endogènes africaines seront promues le 23 décembre 2011 au Bénin Marina Hôtel


Faire redécouvrir à un échantillon de personnes les  délices de la cuisine et de la musique africaine ; faire mieux connaitre l’histoire et les œuvres de grands hommes africains, notamment, à cette édition, celles de Cheikh Anta Diop et créer un cadre de réjouissance sain et instructif ; tels sont les objectifs spécifiques de la soirée « Ibinlè ». Selon les promoteurs de cette soirée, « Ibinle » est un diner dansant aux couleurs africaines. D’une connotation purement africaine, selon ce comité, Il sera donc exigé aux participants estimés à environ 300, le port de tenues vestimentaire de type strictement africain, cela constituera, en outre de la présentation de la carte d’invitation, la condition d’accès au lieu de la célébration. Côté culinaire, rappellent-ils, l’ensemble du repas sera constitué exclusivement de mets et boissons typiquement africains. Une panoplie riche et variée de goûts et de couleurs qui ravira les palais gourmets des invités d’Ibinle. Pour la musique, le répertoire sera constitué de chants et mélodies de différents artistes de diverses époques. Un mixage savamment orchestré pour le plaisir de toutes les oreilles ont-t-ils précisé. « À chaque édition d’Ibinle, il sera dorénavant associé le nom d’un grand Homme d’Afrique. Ainsi, cette 2ème édition portera l’empreinte, le sceau et le nom du vénérable Professeur d’Histoire, Historien et Chercheur émérite Cheikh Anta Diop dont les travaux ont manifestement contribué à la restauration de la conscience historique africaine et l’unification politique du Continent ; et dont l’ouvrage Nations nègres et culture est qualifié par Aimé Césaire du « plus audacieux qu’un nègre ait jusqu’ici écrit et qui comptera, à n’en pas douter, dans le réveil de l’Afrique. ». Dans la préface de L’Afrique de Cheikh Anta Diop publié chez Karthala par François-Xavier Fauvelle, en 1996, Elikia M’Bokolo écrit à propos du savant africain : « L’Afrique noire a produit, depuis plus d’un siècle, un nombre significatif et une variété remarquable de talentueux historiens professionnels et philosophes de l’histoire. Mais aucun, assurément, n’a connu de son vivant, ni après sa mort, la notoriété qui est celle de Cheikh Anta Diop depuis le milieu des années 1950. Cette notoriété, Cheikh Anta Diop la doit à la qualité exceptionnelle de ses travaux de recherche et à son indéfectible engagement à faire redécouvrir aux Africains leur patrimoine historique et culturel (jeté aux calendes grecques par des siècles d’hégémonie européenne), mais aussi et surtout à aider à la construction d’une Afrique unie, maîtresse de son avenir ». Tels sont là, le nœud qui justifie le nom choisi pour cette deuxième édition.

 

Par dolce - Publié dans : culture
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 16:09


Dorothée Dognon dote bientôt le Bénin d’un film représentatif


9 mois après sa prise de fonction à la tête de la Direction cinématographique du Bénin, le Dr Dorothée Dognon jette les bases d’une refondation cinématographique. Il initie la réalisation d’un projet commun visant à doter le Bénin d’un film représentatif pour le pays et tous les acteurs du secteur du Cinéma et de l’audiovisuel. Une convention cadre de partenariat entre les associations du secteur du cinéma-audiovisuel et la Direction de la cinématographie du Bénin a été signée le 12 octobre 2011 dans les locaux de la dite Direction


   Soussignée entre l’Association des cinéastes et professionnels de l’audiovisuel du Bénin (Acb), l’Association des vidéastes du Bénin (Avb), l’Association des producteurs de l’audiovisuel et du cinéma du Bénin (Apac-Bénin), l’Association des compagnies de théâtre et de cinéma du Bénin (Acctb), l’Association des professionnels de télévision du Bénin (Aptv), la Confédération nationale des artisans du Bénin (Cnab) et la Direction de la Cinématographie du Bénin, cette convention entre les parties contractantes est résumé en 18 articles et est entrée en vigueur dès sa signature. De celle-ci, il a été déclaré que depuis son avènement le cinéma béninois n’a pas connu l’évolution souhaitée et un rayonnement conséquent au plan sous-régional et international ; conscient que le cinéma étant un art collectif, mais tout aussi une industrie nécessitant de grands moyens et un ensemble de compétences qui doivent être mises en synergie ; reconnaissant, qu’évoluer en rangs dispersés dans ce secteur ne favorise pas son essor ; réaffirmant leur volonté de voir rayonner le cinéma béninois ; faisant leur, le principe de l’unité dans la diversité et de la diversité dans l’unité ; désireuses de coopérer par des actions communes en vue de faire triompher le cinéma béninois et la promotion de leur culture ; déterminer à tout mettre en œuvre pour y parvenir en collaboration étroite avec le Ministère de tutelle, notamment la Direction de la cinématographie ; sous-tendus par l’esprit de solidarité, de collaboration et de cohésion que requiert ce secteur.

Par dolce - Publié dans : cinéma
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 16:59

« La comédie est un métier que j’aime depuis mon enfance »


Séjournant à Cotonou depuis quelques semaines, dans le cadre de ses activités professionnelles et extra-professionnelles, Kevin Glazaï nous a accordé un entretien. Au cours de cela, il nous a confié qu’il aime le théâtre depuis son enfance.


Dans quel cadre, êtes-vous à Cotonou ?


Je m’appelle à l’état civil Dohou Kevin Aristide Alias Kevin Glazaï Dohoun, Je suis à Cotonou, dans le cadre de mes activités professionnelles et extra professionnelles. Quand je parle d’activités professionnelles, c’est par rapport au domaine dans lequel j’évolue, c’est-à-dire, le cinéma et la musique. Je suis à Cotonou, depuis deux mois où je vais dans d’autres pays et je reviens. En effet, j’ai découvert ce pays en 1998 avec Adama Dahico dans le groupe « Dromikan ». Nous étions venus donner un spectacle au Palais des congrès. Depuis lors, je viens régulièrement.


Et si on parlait de votre parcours professionnel ?


J’ai commencé très jeune. J’ai fait ma première apparition à la Télé en 1984. Tout a commencé dans le primaire. J’étais dans la troupe de mon école où j’ai reçu le prix du meilleur acteur. Ce qui m’a beaucoup aidé dans le temps, c’est des moments extrascolaires à l’église et sur d’autres manifestations. J’ai poursuivi le théâtre aux cours secondaires, dans différentes troupes de Lycée où j’ai également remporté des prix avec celles-ci et des prix personnels à l’occasion des concours scolaires et festivals. Par la suite, j’ai intégré la vie active et j’ai rencontré les comédiens de renom ivoirien que vous connaissez. On a eu à former des groupes et mener certaines activités ensemble dont entre autres l’émission « Alokodrome ». C’est d’ailleurs cette dernière qui nous a révélé et on a sorti notre premier support avec le groupe « Dromikan ». C’est un métier que j’aime depuis mon enfance. Je ne pourrai pas tout dire aujourd’hui, sinon ça risque de ne pas finir.


En tant qu’artiste comédien solo, combien d’albums avez-vous sorti ?


Avec le groupe Dromikan, nous avons sorti deux albums « Eh Jah ma vieille » en 1997, « Poulet perdu » en 1998. Mon premier album solo est sorti en 2000. C’est un mélange de comédie et de musique. Composé de six titres dont deux remix, il est intitulé « Le témoin ». Le second intitulé « Seul Dieu » l’a suivi en 2003 avec une dizaine de titres. Pour ma carrière solo, je suis à mon troisième album qui est sorti cette année en Côte-d’Ivoire.


Quelles sont les coulisses de votre rôle dans le feuilleton « Ma Famille » ?


J’ai été contacté par la productrice qui est Akissi Delta. Au cours d’un plateau de tournage où elle était présente, elle m’a soufflé à l’oreille qu’elle voudrait que je joue dans le feuilleton ma famille. Je lui ai dit qu’il n’y a pas de souci. Le rôle était qu’un fils aîné, étudiant en Droits pose souvent de difficultés à la famille et qui est attentivement écouté et qui avait la police des humeurs. C’est un fils qui est sage et qui est aussi convoité par les jeunes filles et il doit faire attention. Il faut savoir que « ma Famille » a commencé depuis 2002, ce pourquoi, j’ai mis du temps à sortir mon avant dernier et dernier album. Je suis souvent occupé par les tournages de ma famille. C’était au départ, un groupe de 19 acteurs, nous l’avons ouvert par la suite à d’autres acteurs qui veulent jouer, vu le succès qu’a connu ce feuilleton, qui est en pause de tournage, parce que c’est des sujets d’actualité, de famille qui se développent et les acteurs restent dans leur famille.


Au cours de la période postélectorale, plusieurs de vos confrères ont déserté le pays. Quelle était votre situation ?


Durant cette période, je ne suis pas sorti de la Côte-d’Ivoire parce que j’ai des activités et j’ai des responsabilités qui ne me permettent pas de fuir, par exemple je suis membre du conseil d’administration du Bureau Ivoirien des droits d’auteurs (Burida). Je ne me sentais pas menacé donc je ne vois pas pourquoi je devais quitter le pays durant la période postélectorale.


Quelle est la situation politique actuelle de votre pays ?


Je ne saurai me prononcer là-dessus parce que vous êtes présentement ici avec moi à Cotonou, donc je ne peux pas vous dire ce qui se passe maintenant à Abidjan. Donc, je n’ai pas une nette appréciation de la situation, et d’abord la politique est une chose qui ne m’intéresse pas. J’appelle mes parents là-bas, ils me disent ça va, c’est leur appréciation. Alors quand tu n’es pas là, et on dit que ça va c’est que c’est ainsi.


Quels sont projets ?


Il y en assez. Vous savez quand on est artiste et on veut évoluer, on doit avoir des ambitions de faire beaucoup de tournages, participé à plusieurs spectacles nationaux et internationaux. Et comme vous avez dit des projets, c’est des choses personnelles qui viennent par surprise et qu’il ne faille pas exposer dans les journaux.

Par dolce - Publié dans : théâtre
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 16:42

« La Calebasse », le  dernier  film de Bazar films productions déjà disponible

Quant le paysage filmographique béninois  tarissait de productions, Bazar films productions ose, d’un coup de maître et sort la « Calebasse ».  Se vendant comme de petits pains sur toute l’étendue du territoire national, ce film démarque de toutes les productions filmographiques  réalisées et suivies jusque là, compte tenue du thème développé dans le film. Fiction de long métrage, la « Calebasse » s’inspire de la réalité de l’Afrique sub-saharienne.

Résumé du film

Il y a dans la vie des humains, deux choses parmi lesquelles l’on peut opérer aisément un choix : la richesse et la progéniture. C’est cette réalité irréductible que le présent film tente de repréciser, à travers son acteur  principal « Assè », un riche  commerçant qui, après avoir englouti bêtement toute sa fortune dans les velléités  infernales d’une structure illégale de placement d’argent, s’est retrouvé au bas de l’échelle. Abattu par les charges  multiples du foyer polygamique qu’il avait au départ fondé. Dans sa quête de solution, les conseils  de son ami sincère Aladji Djarabou le contraignent à choisir entre la vie de son fils Isaac et la sacrée Calebasse, source  de billets de banque. Ruse, jalousie, fourberie, traîtrise, occultisme, meurtre, association de malfaisance et mensonges sont au rendez-vous.  

Par dolce - Publié dans : cinéma
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