Interview de Polycarpe Tchiakpe, coordonateur du Festival international du cinéma numérique du Bénin
« Nous soutenons la réalisation et la diffusion de la nouvelle création cinématographique »
« Nous soutenons la réalisation et la diffusion de la nouvelle création cinématographique »
Les valeurs culturelles endogènes africaines promues le 23 décembre prochain
Dans le cadre de la deuxième édition de la soirée « Ibinlè », des valeurs culturelles endogènes africaines seront promues le 23 décembre 2011 au Bénin Marina Hôtel
Faire redécouvrir à un échantillon de personnes les délices de la cuisine et de la musique africaine ; faire mieux connaitre l’histoire et les œuvres de grands hommes africains, notamment, à cette édition, celles de Cheikh Anta Diop et créer un cadre de réjouissance sain et instructif ; tels sont les objectifs spécifiques de la soirée « Ibinlè ». Selon les promoteurs de cette soirée, « Ibinle » est un diner dansant aux couleurs africaines. D’une connotation purement africaine, selon ce comité, Il sera donc exigé aux participants estimés à environ 300, le port de tenues vestimentaire de type strictement africain, cela constituera, en outre de la présentation de la carte d’invitation, la condition d’accès au lieu de la célébration. Côté culinaire, rappellent-ils, l’ensemble du repas sera constitué exclusivement de mets et boissons typiquement africains. Une panoplie riche et variée de goûts et de couleurs qui ravira les palais gourmets des invités d’Ibinle. Pour la musique, le répertoire sera constitué de chants et mélodies de différents artistes de diverses époques. Un mixage savamment orchestré pour le plaisir de toutes les oreilles ont-t-ils précisé. « À chaque édition d’Ibinle, il sera dorénavant associé le nom d’un grand Homme d’Afrique. Ainsi, cette 2ème édition portera l’empreinte, le sceau et le nom du vénérable Professeur d’Histoire, Historien et Chercheur émérite Cheikh Anta Diop dont les travaux ont manifestement contribué à la restauration de la conscience historique africaine et l’unification politique du Continent ; et dont l’ouvrage Nations nègres et culture est qualifié par Aimé Césaire du « plus audacieux qu’un nègre ait jusqu’ici écrit et qui comptera, à n’en pas douter, dans le réveil de l’Afrique. ». Dans la préface de L’Afrique de Cheikh Anta Diop publié chez Karthala par François-Xavier Fauvelle, en 1996, Elikia M’Bokolo écrit à propos du savant africain : « L’Afrique noire a produit, depuis plus d’un siècle, un nombre significatif et une variété remarquable de talentueux historiens professionnels et philosophes de l’histoire. Mais aucun, assurément, n’a connu de son vivant, ni après sa mort, la notoriété qui est celle de Cheikh Anta Diop depuis le milieu des années 1950. Cette notoriété, Cheikh Anta Diop la doit à la qualité exceptionnelle de ses travaux de recherche et à son indéfectible engagement à faire redécouvrir aux Africains leur patrimoine historique et culturel (jeté aux calendes grecques par des siècles d’hégémonie européenne), mais aussi et surtout à aider à la construction d’une Afrique unie, maîtresse de son avenir ». Tels sont là, le nœud qui justifie le nom choisi pour cette deuxième édition.
Dorothée Dognon dote bientôt le Bénin d’un film représentatif
9 mois après sa prise de fonction à la tête de la Direction cinématographique du Bénin, le Dr Dorothée Dognon jette les bases d’une refondation cinématographique. Il initie la réalisation d’un projet commun visant à doter le Bénin d’un film représentatif pour le pays et tous les acteurs du secteur du Cinéma et de l’audiovisuel. Une convention cadre de partenariat entre les associations du secteur du cinéma-audiovisuel et la Direction de la cinématographie du Bénin a été signée le 12 octobre 2011 dans les locaux de la dite Direction
Soussignée entre l’Association des cinéastes et professionnels de l’audiovisuel du Bénin (Acb), l’Association des vidéastes du Bénin (Avb), l’Association des producteurs de l’audiovisuel et du cinéma du Bénin (Apac-Bénin), l’Association des compagnies de théâtre et de cinéma du Bénin (Acctb), l’Association des professionnels de télévision du Bénin (Aptv), la Confédération nationale des artisans du Bénin (Cnab) et la Direction de la Cinématographie du Bénin, cette convention entre les parties contractantes est résumé en 18 articles et est entrée en vigueur dès sa signature. De celle-ci, il a été déclaré que depuis son avènement le cinéma béninois n’a pas connu l’évolution souhaitée et un rayonnement conséquent au plan sous-régional et international ; conscient que le cinéma étant un art collectif, mais tout aussi une industrie nécessitant de grands moyens et un ensemble de compétences qui doivent être mises en synergie ; reconnaissant, qu’évoluer en rangs dispersés dans ce secteur ne favorise pas son essor ; réaffirmant leur volonté de voir rayonner le cinéma béninois ; faisant leur, le principe de l’unité dans la diversité et de la diversité dans l’unité ; désireuses de coopérer par des actions communes en vue de faire triompher le cinéma béninois et la promotion de leur culture ; déterminer à tout mettre en œuvre pour y parvenir en collaboration étroite avec le Ministère de tutelle, notamment la Direction de la cinématographie ; sous-tendus par l’esprit de solidarité, de collaboration et de cohésion que requiert ce secteur.
« La comédie est un métier que j’aime depuis mon enfance »
Séjournant à Cotonou depuis quelques semaines, dans le cadre de ses activités professionnelles et extra-professionnelles, Kevin Glazaï nous a accordé un entretien. Au cours de cela, il nous a confié qu’il aime le théâtre depuis son enfance.
Dans quel cadre, êtes-vous à Cotonou ?
Je m’appelle à l’état civil Dohou Kevin Aristide Alias Kevin Glazaï Dohoun, Je suis à Cotonou, dans le cadre de mes activités professionnelles et extra professionnelles. Quand je parle d’activités professionnelles, c’est par rapport au domaine dans lequel j’évolue, c’est-à-dire, le cinéma et la musique. Je suis à Cotonou, depuis deux mois où je vais dans d’autres pays et je reviens. En effet, j’ai découvert ce pays en 1998 avec Adama Dahico dans le groupe « Dromikan ». Nous étions venus donner un spectacle au Palais des congrès. Depuis lors, je viens régulièrement.
Et si on parlait de votre parcours professionnel ?
J’ai commencé très jeune. J’ai fait ma première apparition à la Télé en 1984. Tout a commencé dans le primaire. J’étais dans la troupe de mon école où j’ai reçu le prix du meilleur acteur. Ce qui m’a beaucoup aidé dans le temps, c’est des moments extrascolaires à l’église et sur d’autres manifestations. J’ai poursuivi le théâtre aux cours secondaires, dans différentes troupes de Lycée où j’ai également remporté des prix avec celles-ci et des prix personnels à l’occasion des concours scolaires et festivals. Par la suite, j’ai intégré la vie active et j’ai rencontré les comédiens de renom ivoirien que vous connaissez. On a eu à former des groupes et mener certaines activités ensemble dont entre autres l’émission « Alokodrome ». C’est d’ailleurs cette dernière qui nous a révélé et on a sorti notre premier support avec le groupe « Dromikan ». C’est un métier que j’aime depuis mon enfance. Je ne pourrai pas tout dire aujourd’hui, sinon ça risque de ne pas finir.
En tant qu’artiste comédien solo, combien d’albums avez-vous sorti ?
Avec le groupe Dromikan, nous avons sorti deux albums « Eh Jah ma vieille » en 1997, « Poulet perdu » en 1998. Mon premier album solo est sorti en 2000. C’est un mélange de comédie et de musique. Composé de six titres dont deux remix, il est intitulé « Le témoin ». Le second intitulé « Seul Dieu » l’a suivi en 2003 avec une dizaine de titres. Pour ma carrière solo, je suis à mon troisième album qui est sorti cette année en Côte-d’Ivoire.
Quelles sont les coulisses de votre rôle dans le feuilleton « Ma Famille » ?
J’ai été contacté par la productrice qui est Akissi Delta. Au cours d’un plateau de tournage où elle était présente, elle m’a soufflé à l’oreille qu’elle voudrait que je joue dans le feuilleton ma famille. Je lui ai dit qu’il n’y a pas de souci. Le rôle était qu’un fils aîné, étudiant en Droits pose souvent de difficultés à la famille et qui est attentivement écouté et qui avait la police des humeurs. C’est un fils qui est sage et qui est aussi convoité par les jeunes filles et il doit faire attention. Il faut savoir que « ma Famille » a commencé depuis 2002, ce pourquoi, j’ai mis du temps à sortir mon avant dernier et dernier album. Je suis souvent occupé par les tournages de ma famille. C’était au départ, un groupe de 19 acteurs, nous l’avons ouvert par la suite à d’autres acteurs qui veulent jouer, vu le succès qu’a connu ce feuilleton, qui est en pause de tournage, parce que c’est des sujets d’actualité, de famille qui se développent et les acteurs restent dans leur famille.
Au cours de la période postélectorale, plusieurs de vos confrères ont déserté le pays. Quelle était votre situation ?
Durant cette période, je ne suis pas sorti de la Côte-d’Ivoire parce que j’ai des activités et j’ai des responsabilités qui ne me permettent pas de fuir, par exemple je suis membre du conseil d’administration du Bureau Ivoirien des droits d’auteurs (Burida). Je ne me sentais pas menacé donc je ne vois pas pourquoi je devais quitter le pays durant la période postélectorale.
Quelle est la situation politique actuelle de votre pays ?
Je ne saurai me prononcer là-dessus parce que vous êtes présentement ici avec moi à Cotonou, donc je ne peux pas vous dire ce qui se passe maintenant à Abidjan. Donc, je n’ai pas une nette appréciation de la situation, et d’abord la politique est une chose qui ne m’intéresse pas. J’appelle mes parents là-bas, ils me disent ça va, c’est leur appréciation. Alors quand tu n’es pas là, et on dit que ça va c’est que c’est ainsi.
Quels sont projets ?
Il y en assez. Vous savez quand on est artiste et on veut évoluer, on doit avoir des ambitions de faire beaucoup de tournages, participé à plusieurs spectacles nationaux et internationaux. Et comme vous avez dit des projets, c’est des choses personnelles qui viennent par surprise et qu’il ne faille pas exposer dans les journaux.
« La Calebasse », le dernier film de Bazar films productions déjà disponible
Quant le paysage filmographique béninois tarissait de productions, Bazar films productions ose, d’un coup de maître et sort la « Calebasse ». Se vendant comme de petits pains sur toute l’étendue du territoire national, ce film démarque de toutes les productions filmographiques réalisées et suivies jusque là, compte tenue du thème développé dans le film. Fiction de long métrage, la « Calebasse » s’inspire de la réalité de l’Afrique sub-saharienne.
Résumé du film
Il y a dans la vie des humains, deux choses parmi lesquelles l’on peut opérer aisément un choix : la richesse et la progéniture. C’est cette réalité irréductible que le présent film tente de repréciser, à travers son acteur principal « Assè », un riche commerçant qui, après avoir englouti bêtement toute sa fortune dans les velléités infernales d’une structure illégale de placement d’argent, s’est retrouvé au bas de l’échelle. Abattu par les charges multiples du foyer polygamique qu’il avait au départ fondé. Dans sa quête de solution, les conseils de son ami sincère Aladji Djarabou le contraignent à choisir entre la vie de son fils Isaac et la sacrée Calebasse, source de billets de banque. Ruse, jalousie, fourberie, traîtrise, occultisme, meurtre, association de malfaisance et mensonges sont au rendez-vous.
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